Transport aérien et réchauffement climatique

mmejia

Question :

Mme Stéphanie Kerbarh attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur la fiscalité du kérosène. Cette question est posée au nom de M. Jean Tricoire. Le carburant des avions, autrement dit le kérosène, ne fait l’objet d’aucune taxe : pas de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), pas de taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE). Il demeure le seule carburant d’origine fossile qui est exonéré de toute taxe. Le transport aérien n’est pas neutre d’un point de vue écologique. L’empreinte carbone d’un vol en avion est de 145 grammes de CO2 par passager contre 100 grammes environ pour le transport en voiture, et c’est 40 fois plus que le transport par TGV. Pour autant, le diesel et l’essence supportent la TICPE et le train la Contribution au service public de l’électricité (CSPE). Cette exonération constitue de fait une forme de distorsion de concurrence au profit du secteur aérien. La Convention de Chicago adoptée en 1944 prévoit que le carburant d’un avion ne peut pas être taxé à l’arrivée. Nous pouvons toutefois prévoir une taxation pour les vols intérieurs qui représentent 20 % du trafic en France. Cela permettrait de promouvoir des moyens de transport plus écologique. Ainsi, elle lui demande quelles actions le Gouvernement compte mettre en œuvre sur la fiscalité du kérosène, notamment afin de tenir les engagements internationaux que la France s’est fixée dans le cadre de l’Accord de Paris.

 

 

Réponse :

En attente de la réponse du gouvernement.